Couture / 04.09.2017

Bonne rentrée les oiseaux !

Ca y est, il est temps, c’est bon je peux officiellement vous annoncer la sortie de Gloria ! Pour la simple et bonne raison qu’il s’agit de la robe de mariée de ma meilleure amie, et qu’elle s’est mariée ce week-end et qu’il est désormais possible de partager tout cela avec vous, il n’y plus de secrets, plus du tout …

Vous avez tellement adoré la robe de mariée Lolita, que l’on s’est dit qu’il lui fallait une petite soeur… Je ne compte plus les photos que nous avons reçu de vous dans cette robe lors de vos mariages, ça me fait tellement chaud au coeur ! J’espère sincèrement qu’elle vous portera plus de chance à vous qu’à moi ! Non mais plus sérieusement, j’avais envie qu’avec Laure nous travaillions sur un nouveau modèle, rétro, chic et surprenant ! Je me souviens lui avoir fait un mood board : je voulais du long mais bon finalement on est resté court, je voulais un maxi décolleté mais bon finalement on a presque un col roulé (je sais, ce n’est pas un col roulé mais vous saisissez l’idée…). Tout ça pour dire qu’il ne faut jamais avoir trop d’idées arrêtées sur quoi que ce soit et surtout en couture…

Et même, pour tout vous dire, à l’époque je venais de voir l’épisode de Girls, celui où Marnie se marie, et j’étais devenue dingue de sa robe ! On fait des screenshots avec Laure, on se documente. Une sorte de robe longue cache-coeur  avec des manches pattes d’éléphant en dentelle… Laure redessine, elle fait une première toile et là, je ne sais pas, ce décolleté hyper profond, ça sent la galère, pour qu’elle tombe parfaitement sur les poitrines toutes différentes. Et comme le sentiment qu’il y a quelque chose qui ne nous ressemble pas. Je demande à Laure de couvrir le décolleté avec du tissu, la robe était montée sans manche. Et, par un hasard inexplicable, Laure pose le tissu négligemment et il forme un col hyper rétro et Bim ! Je crois que nous avons LE truc ! Laure retravaille, nous décidons de faire le décolleté dans le dos, et que la jupe soit plissée. Mais vous pouvez choisir le type de plis qui vous inspire le plus : plats, creux, ronds ou même froncés. Laure vous a fait des petites fiches explicatives hyper claires ! 

Et puis, au mois de juin, ma douce Justine est venue à Paris, passer un week-end pour coudre sa robe de mariée ou plutôt pour me tenir le pot d’épingles ! Et comme je suis la personne la plus organisée du monde, j’avais oublié que c’était le week-end du salon Instagram au carreau du temple (aka le micro-onde du temple). Je vous dis ça, parce que cette journée a été éprouvante avec la canicule et l’absence de clim dans ce monument parisien classé… Donc ma Justine a passé une partie de la journée avec Laure à couper sa robe et à l’ajuster à ses mesures pour qu’elle soit parfaitement parfaite… Le samedi soir, trop contentes de toutes se retrouver, nous avions décidé d’aller boire juste un petit verre, pour fêter ça avec notre amie Alexandra… Promis on reste sage, on a de la couture à faire le lendemain. Bon ben vous voyez le truc venir… On est rentrées il faisait jour. J’étais debout depuis environ 24h. Vers midi, on émerge et on se met un petit coup de pression pour migrer de mon canapé à celui du studio. Et finalement, je me lance derrière la machine à coudre pour tenter de faire apparaître cette beauté de Gloria en satin de coton. Et bien vous savez quoi, je suis une bien meilleure couturière quand j’ai une gueule de bois, bien plus concentrée à ne pas faire d’erreur qu’en temps normal… (attention les gens, ceci n’est pas une bonne idée de boire avant de prendre le volant ou la machine à coudre, ni de boire tout court de toute façon, ou sinon on le fait avec modération… ) Je suis sérieuse, c’était fun mais j’ai ramassé toute la semaine… Mais Gloria était là, faite avec tout mon amour et les réminiscences de la piste de danse de la veille…

Et je peux vous dire aujourd’hui que la mariée était sublime et qu’au studio nous avons chacune notre Gloria !

Je vous laisse avec la vidéo explicative de Julie, les pas à pas du livret ont été shootés dans un autre tissu…  Merci à Laure et Anaëlle de s’être prêtées au jeu des photos ! Et à Laurence pour avoir immortalisé ces 3 Gloria ! Une histoire de femmes, encore !

Ce qu’il faut savoir pour Gloria :
– Le Patron de Gloria évidemment !
– Pour la version normale (c’est à dire froncée) vous aurez besoin de 2m de tissu pour la taille la plus grande dans un tissu d’1m40 de large,
– de 4 petits boutons recouverts,
– vous pouvez réaliser cette robe dans n’importe quelle matière mais c’est tellement plus joli dans un tissu fluide.
– Attention, reportez-vous aux explications des plis avant de vous lancer dans l’achat du tissu car la consommation varie selon les plis utilisés…
– Téléchargez les étapes ici pour la version plis plats ou la version plis ronds et creux.
1- Montez votre buste et mesurez le bas.
2- Choisissez votre version, à plis ronds/creux ou à plis plats.
3- Dans l’article, téléchargez les étapes et imprimez-les.
4- Armez-vous des étapes, d’une feuille,  d’un crayon, d’une calculatrice et d’un peu de patience, lancez-vous!
Et si jamais vous avez des questions, n’hésitez pas à envoyer un mail à laure@makemylemonade.com
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COMMENT COUDRE UNE ROBE DARIA ?

LE PATRON

LE PATRON Wanted !

LE TISSUS

LE TISSUS Wanted !
Couture / 07.08.2017
Bonjour les citrons,

Je voudrais commencer cette semaine en vous remerciant pour tous les commentaires que vous m’avez laissés sous l’article précédent, les réactions qu’il a suscité m’ont énormément touchée vous n’avez pas idée. En lisant vos mots, mails ou même en discutant avec vous quand j’ai pu croiser certaines d’entre vous, tout cela m’a littéralement fait un bien fou. Et c’est presque complètement décomplexée que je viens vous raconter la collection Pince-me, Pince-moi ! Je pense que mon questionnement sur la place de Wear Lemonade, ici sur ce blog, m’a chamboulée et presque empêchée d’écrire ces lignes… 

Alors pour vous raconter un peu ce motif homard, il avait été dessiné pour la collection Princesse Tam-Tam mais pour une raison de politique interne inhérente aux grosses entreprises, mes homards ont été annulés. Tristesse infinie. J’ai donc décidé de ne pas me laisser abattre et je n’avais absolument pas envie de remettre à l’année prochaine l’utilisation de ce motif. Et en parlant au bureau, on s’est dit qu’il était peut-être possible d’ajouter une petite collection pour le plein été, car toutes, au bureau, avons fait le constat que nous ne portons que 10% de nos valises en vacances et que nous faisons tourner toujours les mêmes vêtements. Alors, après de nombreuses discussions enflammées avec Laure, on s’est dit qu’il fallait que l’on imagine la valise parfaite. Des pièces confortables, faciles, qui nous flattent et que l’on ait envie de porter tous les jours. C’était un pari ambitieux mais un exercice que nous avons adoré faire, et c’est ainsi que Pince-me et Pince-moi est arrivé au studio. La valise idéale, décalée avec des homards, parce que je ne sais pas si vous avez remarqué, mais le motif homard est clairement le nouvel ananas… 

Et puis, il faut que je vous raconte ça parce que j’adore cette histoire… Dans la vie, vous ne le savez pas mais j’ai une impressionnante culture musicale des tubes pourris des années 90, des classiques vieillots de la chanson française, et des chansons de fin de soirée pour mariage. Les « guilty pleasures » c’est un peu mon autre passion … Je devrais vous faire des playlists car je me rends compte que ma connaissance pour ces titres est hallucinante. Mais cela ne se limite pas aux paroles, j’ai des souvenirs très précis de vêtements et de décors de tous ces clips que j’ai regardé durant des milliers d’heures, ado devant MTV, MCM ou M6. Pour les années 80, 90 je suis calée. Mais pour les chansons plus anciennes, je peaufine mon savoir en regardant des vidéos sur Youtube de vieilles émissions de télé : Joe Dassin, Dutronc, Eddy Mitchell et plus encore, nourrissent mes insomnies.

Je vous voir venir, je pourrais clairement utiliser ces capacités d’absorption d’informations pour passer mon code ou apprendre une nouvelle langue. Mais non, je suis capable de retenir le plus infime détail de la tenue d’un clip de Sheila mais pas le panneau de fin de priorité. C’est moche. Je vous raconte ça parce que je voulais faire une combi-short en éponge depuis longtemps, un truc un peu 70’s. J’adore cette matière pilou, et par chance un de nos supers fabricants portugais avait un velours éponge d’une super qualité, il ne manquait plus que la forme parfaite. L’idée de la combi était restée dans un coin de ma tête, jusqu’à ce que je tombe sur une performance télévisée de Claude François, « Si je vais à Rio ». ALERTE ROUGE, la combishort en satin des Claudettes est divine ! Quoique un poil courte si vous voulez mon avis mais démente. J’en fais part aux citrons qui sont conquis ! Je pense qu’au bureau nous avons un goût commun pour les chansons improbables et des références très pointues en terme de comédies musicales douteuses… Je m’égare, mais je vous laisse regarder cette vidéo de Cloclo et m’en dire des nouvelles ! Donc nous décidons d’adapter le haut de notre robe Dita sur un petit short pas trop court et de lui ajouter un liseré blanc sur un coquelicot vibrant et un bleu Navy pour un look rétro à souhait. Et boum, je vous présente naturellement Claudia ! 

Pour ceux et celles qui seraient passés à côté, nous avons eu la chance de collaborer avec Modes & Travaux cet été, pour 5,95 euros vous pouvez avoir le magazine et le patron de la combinaison Claudia ! Et nous avons décidé de vous l’offrir en bonus à vous, à nos abonnés PDF aussi… Donc, c’est un peu la fête ! Vous trouverez la vidéo ci-dessus. Nous vous préparons d’ailleurs une autre grosse surprise avec ce magazine mais je vous en parlerai plus longtemps le moment venu, promis (j’ai mille choses à vous raconter à ce sujet ). Les informations à savoir pour coudre Claudia :  Ce patron est destiné à être cousu dans de la maille. Si vous craquez cependant pour du tissu, coupez-le en biais pour les jambes et coupez la taille au dessus de votre taille habituelle. Nous conseillons vraiment de la maille, mais un tissu contenant de l’élasthanne peut faire l’affaire.

  •  Il vous faudra 2 m de tissu pour une laize de 1,40 m. 
  •  Pour une finition au top, prévoyez 6 m de biais pré-plié dans la couleur de votre choix et un cordon/lacet/gros grain d’1m50. 
  •  le patron est à télécharger dans votre espace d’abonnement au Lemonade Pattern Corner, il faudra assembler une quarantaine de page ou sinon c’est plus simple retrouver le patron entie acheter dès aujourd’hui dans le numéro d’Août de Modes et Travaux pour 5,95 euros!

Je vous embrasse et vous partage très vite le tutoriel de la jupe qui tourne : Maeva. Mais je vais laisser Laure, notre reine des patrons, vous raconter tout cela ! A très vite. Photographies Laurence Revol. Make up Laurence Maestrello.

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Moon Board / 25.07.2017

Hello les citrons,

Cela fait des semaines que j’ai envie d’écrire cet article mais je sais pas ce qui m’a retenue… Peut-être un manque de courage, ou peut-être que j’avais du mal à mettre des mots sur ce que je ressentais au fond de moi. Vous le savez sans doute, mais ma vie personnelle a été assez mouvementée ces derniers mois et cela m’a aussi permis de remettre en perspective mes aspirations, d’isoler les choses qui me rendent heureuse de celles qui me pèsent et de prendre du recul sur mon quotidien, et sur ma vie, tout simplement. Comme une sorte de remise à zéro. Reset ma life. J’ai la sensation que l’été est souvent le moment pour prendre la distance nécessaire et faire un petit point, une mise à jour ensoleillée.

Et aujourd’hui justement, il est devenu ingérable pour moi de garder tout cela à l’intérieur, d’être silencieuse. Il est grand temps que cela sorte ! Que je me débloque de cette situation.  Parce que pour tout vous dire, quand j’ai pris la décision aussi importante que de m’être choisie en mettant fin à mon mariage, il aurait été incohérent, triste même, de s’arrêter en si bon chemin et de ne pas opérer des changements radicaux dans le chemin global de vie que j’ai décidé d’emprunter.

Et puis, je vois passer des commentaires ici et des mots sur les réseaux sociaux qui disent “qu’il n’est question que de vendre du Wear Lemonade”. Mais oui, je sais bien, et je ne m’en excuserai pas aujourd’hui. Wear Lemonade, à la base c’est le blog Make My Lemonade, ce merveilleux outil qui a permis notre rencontre et qui m’a donné les clefs pour accéder à mes rêves les plus fous.

Même si au début, je ne pensais pas qu’avoir une marque aurait pu m’apporter autant de bonheur, je dois avouer que c’est l’aventure créative et humaine la plus dingue que j’ai pu vivre jusqu’ici. Et mon quotidien, c’est aussi de faire vivre 10 personnes. Alors oui, j’adorerais avoir le temps de faire de la broderie, du temps pour imaginer une semaine à thème déglingo… Mais la vérité c’est que : ce que j’adore encore plus, c’est de faire grandir ma marque Wear Lemonade et vous faire partager cette aventure (donc faire la promotion), c’est ça qui me fait vibrer pour l’instant. Je dis pour l’instant parce que c’est un projet encore fragile qui nécessite que je m’y plonge à 1000 %.

Je ne dis pas qu’imaginer des tutos do it yourself, broder des soirées entières, ou plier du papier jusqu’à en avoir les doigts engourdis ne me manquent pas, mais c’est une passade. L’entreprenariat est une merveilleuse parenthèse qui m’apprend jour après jour un métier sur mesure, le fait de trouver des idées pour animer une marque, de faire en sorte que les gens qui travaillent pour Wear Lemonade se sentent bien, de dessiner des collections différentes, de vous demander votre avis sur les collections, d’imaginer le futur aussi. Tout cela me remplit d’une joie nouvelle et c’est ça qui m’anime en ce moment.

Alors oui, le contenu gratuit a été remplacé par du payant, et pour être complètement honnête avec vous, cela ne me met pas à l’aise non plus …  Je repense au PDF gate, il y a un an, ce douloureux souvenir, et aux solutions que nous avions trouvées ensemble.  Alors aujourd’hui tous nos patrons sont disponibles en illimité au prix unique de 7,90 euros par mois pour un engagement de 3 mois minimum.

Je pense que même si cela n’est plus un contenu gratuit, cela reste très abordable pour toutes les fans de couture. Je me trompe peut être mais encore une fois sur ce qui abordable ou non, mais aujourd’hui cela fait aussi partie des revenus qui font vivre l’équipe de Make My Lemonade. Et puis je trouve quand même ça cool d’imaginer que si l’on croit assez fort en ses rêves et que l’on bosse dur, on peut en vivre… C’est sincèrement tout le mal que je souhaite aux personnes inspirantes que je croise.

Mais il est évident qu’il y a un compromis à trouver. Toutes ces problématiques “éthiques” m’engluent les pensées. Et aussi contradictoire que cela puisse paraître, le contenu gratuit et fun me manque, mais les journées sont courtes et le temps file trop vite pour tout faire entrer dans une journée.

Mais je comprends bien la déception, les contenus gratuits ont fait place à la promotion de choses à acheter. Je sais à quel point cela est frustrant. Je suis moi-même une déçue dans l’âme quand je vais sur mes blogs préférés, où tout est devenu marchand, cliquable et monétisable. La bloggosphère est aujourd’hui un vrai business et une vraie source de revenus pour certains. Je ne vous parle même pas d’Instagram qui me donne la sensation que le consumérisme est roi. Cela me dérange beaucoup, sans que je puisse vraiment l’expliquer. D’ailleurs sur l’Instagram de Make My Lemonade, quand je fais la promotion de Wear Lemonade, je fais aussi partie de ce paysage là… C’est compliqué tout ça.

En vous écrivant maintenant, j’ai la sensation qu’il peut y avoir une nouvelle façon de communiquer, en montrant plus de making of, de moments volés de la création, plus d’inspirations aussi… comme il était naturel pour moi de développer ça dans le passé, sans me poser des questions.

J’ai du mal à poster des objets que j’aime sans avoir le sentiment étrange de devoir me justifier en disant que ce n’est pas un post sponso, mais juste une paire de chaussures que je me suis offerte et que j’adore, qui excite ma pupille et qui me donne envie d’en faire une photo. C’est une gymnastique complexe aujourd’hui pour moi de rester légère et spontanée quand il faut peser chaque mot, faire attention au ton à employer, pour essayer de ne froisser personne.

Et puis, il y a des moments où j’ai la sensation de ne plus vraiment m’appartenir et que chaque mot, chaque image sont scrutés. J’ai vraiment du mal à me sentir libre chez moi : trop exhibitionniste, pas assez féministe, trop familière, des idées politiques qui ne seraient pas les bonnes ou un contenu trop commercial… Je sais bien que je ne pourrai jamais plaire au plus grand nombre, mais l’envie de bien faire ou de trop bien faire me paralyse en ce moment.

Je vous livre un peu mon désarroi en espérant trouver des réponses au moment où je tape ces mots… (souvent ça marche, je vous assure), (bon ce n’est pas toujours immédiat…) !

Et puis, je pense que le format du blog ne me convient plus vraiment, j’ai la sensation qu’il faut renouveler le modèle… Vous surprendre, en créant de nouvelles choses… Je travaille avec frénésie à imaginer ce que sera ce vent de fraîcheur : le moyen de renouer avec un goût de liberté et de spontanéité, et d’envisager une nouvelle façon d’interagir avec vous. J’avais déjà évoqué à quelques reprises l’idée de la newsletter, et je trouve que cette formule pourrait être la bonne ! Je savais qu’il fallait que cela sorte et j’ai déjà le cerveau en ébullition… J’ai hâte de vous lire et d’échanger avec vous sur ces sujets sensibles et brûlants.

Je vous embrasse chaleureusement.

Lisa

Merci à Julie Perrot pour ces images adorées, à Laurence Maestrello pour ces yeux bleus et à Cut by Fred pour cette coupe de BB, et à la tour Eiffel pour son accueil bienveillant.

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