HAPPY FRIDAY #53

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Mes petits chats,

J’espère que vous allez bien. J’ai écrit plusieurs fois cet article dans ma tête et puis je me suis dit qu’évidemment j’allais oublier des choses, alors aujourd’hui je me lance, et puis si j’en oublie  ou si vous avez des questions, n’hésitez pas à m’en faire part, je répondrai dans les commentaires sur le sujet. Je vous préviens, cela va être un peu long…

Il y a plusieurs personnes qui m’ont demandé de faire un petit point sur la façon dont je gagne ma vie et autres détails relatifs au fait d’avoir un blog. Déjà, je me suis sentie comme un ministre à qui on demande de montrer patte blanche en rendant public son patrimoine immobilier ! Et puis, je me suis dit que oui, après tout si le blog existe et marche, c’est grâce à vous et que je pouvais bien vous expliquer comment cela fonctionne.

Pour faire bref, je ne vis pas de mon blog, on va dire que ce site n’est pas mon unique source de revenus. J’ai la chance incroyable de faire ce que j’aime et d’avoir un métier à la carte. Aujourd’hui, j’ai la sensation que mes journées font 48 heures, je bosse comme une folle, j’adore ça, tout en étant je l’espère, saine d’esprit et en gardant le fameux burn out à distance. J’ai un million d’envies, d’idées et de choses en cours, je suis un peu comme un jongleur, qui, de temps en temps, lâche une balle mais la rattrape avec le pied. Je sais que j’ai un mal fou à « décrocher » mais j’y travaille. NO PAIN NO GAIN.

 

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Le blog me rapporte de l’argent avec des liens affiliés, des collaborations, des placements de produits, des bannières, des workshops, etc… Mais j’ai aussi un métier, je fais du set design/ de la direction artistique, du stylisme, du conseil/ et puis diverses choses inclassables. Je ne vous raconte pas mes tableaux excel pour m’y retrouver à la fin du mois.

Vous pouvez penser que je me fais de l’argent sur votre dos, enfin sur vos yeux notamment. Je dis « je » mais je pense que je ne suis pas la seule « fille avec un site internet » qui doit penser cela. Mais vu tout le temps que prennent la préparation des photos, la rédaction d’un article (je ne vous parle même pas des DIY), le montage des vidéos, la recherche d’informations, etc… je pense qu’il est normal de gagner de l’argent de cette manière. Et puis tout le temps que je passe sur le make my lemonade, c’est du temps que je ne passe pas à travailler sur mes autres activités et c’est du temps que je ne passe pas avec ma famille et mes amis. Je ne me plains pas car, encore une fois, c’est mon choix et un plaisir de travailler, mais tout travail mérite salaire.

Vous allez me dire que le blog doit rester un espace libre, de pur partage et d’amour. Mais le partage et l’amour ne remplissent pas mon frigo et ne paient pas mon loyer. Vous pouvez me dire aussi que les collaborations rendent les choses moins authentiques, que je pourrais perdre ma liberté d’expression. Et bien je vous assure que je reste libre de mes choix, que je refuse des opérations rémunérées parce que je ne vois pas l’intérêt de vous parler d’un produit dont vous entendrez parler sur 12 blogs différents dans le mois en cours, mais c’est une sorte de luxe car j’ai d’autres sources de revenus.

 

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Les liens affilés

Pour ceux et celles qui ne sont pas hyper connectés, je vous raconte ce que c’est. Il y a différentes plateformes sur lesquels il faut créer un compte puis on s’inscrit à des programmes d’affiliation, il y a le programme « Amazon », le programme « Asos » ou bien « Top Shop », il en existe des centaines de milliers. Puis, une fois inscrit, on peut générer des liens trackés. Les liens ce sont les blocs-textes en surbrillance sur lesquels on clique pour aller voir le produit à la source comme un lien normal, ceux-là sont trackés car il y a dans le début de url, le nom de la plateforme. Et si vous achetez le produit dont j’ai mis le lien, je touche un pourcentage sur la vente (entre 5 et 10% selon les programmes), cela ne signifie pas que vous allez payer plus cher, mais juste que « Top Shop » va rogner un peu sa marge pour me rémunérer de la visibilité que je lui aurais offerte. Je vous avoue que je ne gagne pas des sommes astronomiques car je fais peu de looks mais je trouve que c’est un moyen discret et qui ne clignote pas dans tous les sens.

Les bannières

Je pourrais dire pour LA bannière, parce que je suis une relou de l’esthétisme, que je n’en veux qu’une. J’ai une régie publicitaire qui représente de nombreux sites. Cette régie me propose des collaborations, des bannières et autres placements produits que je choisis ou non de faire. Lorsque qu’il y a plusieurs campagnes d’affichage avec des bannières à la même période, vous n’en verrez qu’une à la fois car un système de roulement est mis en place ; lorsque l’on rafraichit la page, la bannière change. Et je ne touche de l’argent que si vous cliquez, vous n’êtes obliger de rien encore une fois. 

 Les collaborations et autres placements de produits

 Comme vous avez pu le remarquer, je n’en fais pas des caisses.. Parce que voilà, j’en fais quand je sens que je sais que nous ne serons pas 45 filles à vous parler d’un nouveau mascara révolutionnaire… Je ne veux pas passer pour une sainte mais vraiment je pense qu’avant tout, je cherche à faire quelque chose de créatif, avoir quelque chose d’intéressant à dire et enfin j’essaie de me mettre à votre place pour trouver  » le bénéfice lecteur ». Si collaboration il y a, je vous le dis dans l’article ; cela a été le cas pour Armani et les rouges à lèvres en octobre dernier, j’avais justement carte blanche, c’était créatif et je me suis vraiment amusée à préparer cet article.

 

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 Et puis je me répète mais j’ai la chance de pouvoir refuser des opérations mais si je peux me le permettre, c’est parce que le blog n’est pas ma seule source de revenus et cela me permet de garder ma ligne éditoriale fidèle à ce que j’ai envie qu’elle soit. Je veux rester libre de choisir mes partenaires, et qu’ils me fassent confiance pour créer des contenus différents, un peu comme mes clients pour mes autres activités: j’aime imaginer des choses créatives avec un bon brief de départ comme cahier des charges et alors je m’amuse et je brode… 

Je suis assez lucide sur le fait qu’aujourd’hui les blogs ont le vent en poupe, que les marques qui sous estiment encore ces nouveaux influenceurs ont du souci à se faire, mais je reste convaincue qu’il ne faut pas faire n’importe quoi sous prétexte qu’il y a un bon billet à la fin mais essayer de faire les choses intelligemment.

Et pour revenir à nos moutons je porte aujourd’hui une veste H&M d’une ancienne collection mais dans le genre pailleté avec un motif fou vous pouvez vous rabattre sur celle-ci, une chemise New Look ancienne également mais heureusement UO est toujours là ! Un pull Kutjen, un jean MIH et des escarpins Sarenza.

 

  

THE « ULTIMATE-GUIDE » TO BLOGGING (rien que ça)

bershka

 

Il y a quelques semaines, la joyeuse équipe espagnole de Bershka fraîchement débarquée à Paris, m’a rendu visite pendant 3 jours, et je leur ai fait ma lemonade… Ils étaient là pour faire 4 petits films, dans lesquels, je devais donner des conseils sur comment « tenir un blog »,  » trouver son identité »,  » L’inspiration »… Une sorte de guide de survie pour débuter son site en toute quiètude… 

Ce n’est pas très simple pour moi de construire cet article, parce que finalement il ne s’agit que de moi, moi et encore moi. J’ai beau vous écrire tous les jours, penser au blog souvent, très souvent, mais finalement je ne vous montre que ce dont j’ai envie, et je reste souvent en surface des choses ( looks etc…). Et même si certaines choses pour moi sont évidentes, comme le nom du blog, ou ma façon de travailler, ou encore mes inspirations, j’ai souvent du mal à les exprimer, c’est ancré en moi. Et puis jusqu’à maintenant, je ne suis entourée que de gens hyperactifs et créatifs tous domaines confondus et c’est vrai que finalement, les questions du genre: « d’où vient ton inspiration pour ce projet », « comment travailles tu quand l’inspiration ne vient pas? », ou « quel est ton rapport à telle matière, pourquoi celle ci et pas une autre? » sont quasi jamais posées. Et quand je rencontre ces questions,je me retrouve souvent dépourvue, et je dois fouiller en moi pour trouver le pourquoi du comment, car à vrai dire, ces questions je ne me les pose même pas, je fais les choses et puis voilà  ( je réfléchis un peu quand même, je ne suis pas une machine non plus)…

Bref pour revenir à nos moutons, devoir me raconter, donner des conseils, et toutes ces choses, a été un réel exercice. Et puis pour le tournage, j’ai du expliquer tout ce que j’allais vous raconter en anglais à toute cette petite team avant que l’on tourne. Et je suis LOIN d’être bilingue, donc j’ai un peu bataillé avec mon anglais mixé à un  language des signes qui m’est très propre pour me faire comprendre mais je crois que dans l’ensemble on s’est bien marré et ça a été une super expérience ( Thanks you guys! I hope see you soon in Barcelona…!) 

Je vous laisse avec les 3 premières vidéos… La quatrième est un DIY, mais je vous prépare, un article avec des photos et d’autres surprises donc un peu de patience!  Et s’il vous plait, soyez indulgents avec ma petite voix… et ma recherche de mots… (« inspiration »…)